Les besoins croissants en matière d’aménagement des territoires et de gestion de l’urbain, associés aux processus de décentralisation, génèrent de plus en plus de sollicitations d’aide au développement de la part des pays les plus exposés, à l’égard des pays occidentaux, et notamment de la France. Elles concernent à la fois l’action bilatérale et la coopération décentralisée.
Cependant, force est de constater qu’il existe un grand décalage entre les exigences de l’aide au développement, et les capacités ou disponibilités des expertises sollicitées au sein des collectivités ou services publics.
- En effet, de plus en plus sollicitées à l’international en surplus de leurs missions locales, les expertises publiques françaises sont astreintes à limiter le temps consenti à la coopération. Il devient donc nécessaire afin d’optimiser leurs interventions, que leurs prestations soient focalisées sur la seule valorisation de leurs « cœurs de métiers ». Il s’agit pour cela de leur éviter de consacrer du temps à la prise en charge des missions transversales (animation / logistique / capitalisation / ...) pourtant indispensables à la réussite du projet.
CORAIL est organisée et structurée pour valoriser la compétence publique tout en la déchargeant des fonctions transversales et complémentaires.
- De plus, la transculturalité nécessite à la fois du temps et des savoir-faire spécifiques. En effet, l’efficacité des missions d’appui aux organisations et de transfert de savoir-faire exige la prise en compte des différences culturelles. Si l’expert public français maîtrise sans conteste son métier, il n’aura pas forcément le temps nécessaire à l’identification et la compréhension des obstacles induits par des organisations, des logiques ou des échelles de valeurs différentes des siennes.
L’expérience de CORAIL et son « collège d’experts » issus des Pays En Développement (PED) permet d’accompagner les services et collectivités français dans ces apprentissages. Il en résulte un gain de temps et davantage d’efficacité.